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vendredi 22 juin 2018

La Femme du boulanger




Auteur : Marcel Pagnol
Genre : théâtre 
Edition : de Fallois
189 pages
Prix : 6.50
Synopsis :
La femme du boulanger s'est enfuie avec un berger. Le boulanger se saoule et ne fait plus de pain. Tous les habitants du village - y compris les ennemis légendaires, l'instituteur et le curé - s'unissent pour retrouver la femme du boulanger. Le marquis prend la direction des opérations...





Mon avis :

Cela faisait longtemps que je voulais lire ce roman. 
Vu de nombreuses fois en adaptation, et ayant déjà mes petits moments préférés, j'avais très envie de découvrir cette pièce, du point de vue de la lecture. C'est chose faite à présent.

Je vais tout d'abord vous dévoiler le côté négatif de cette immersion... Je n'ai pas, comme souvent avec cet auteur, voyager dans la garrigue... Je m'explique. Ce que j'apprécie particulièrement dans les œuvres de Marcel Pagnol, c'est le côté chantant de l'accent des différents protagonistes de ses histoires. C'est le soleil, les cigales, et la simplicité de son monde. Là, bien qu'il y est parfois quelques phrases ponctuer de mot du sud de la France, j'ai eu du mal à me retrouver sous la chaleur méditerranéenne...
Une constatation importante, quant on sait que c'est ce que je recherche dans ses romans.

Mais revenons en à l'histoire.
Je passerais sur la préface, qui raconte l'histoire d'un boulanger alcoolique, et qui n'est donc pas des plus intéressantes... Bien qu'il s'agisse d'une première esquisse à La Femme du boulanger.
L'intrigue se situe dans un petit village. Très vite nous comprenons l'importance du pain au sein des foyers. L'achat de celui-ci étant le moteur principal à une bonne journée, tous espère que le nouveau boulanger sera à la hauteur. Le dernier s'étend pendu près des fourneaux, tous attendent cette miche de pain au bord croustillant avec exaltation. Fini la galère pour s'en procurer !
Accompagner de sa femme, Aimable adore pétrir la pâte pour les beaux yeux de sa belle. Il ne vie que pour elle, pour lui gagner un peu de sous. 
Mais celle-ci regarde ailleurs, et sur un coup de tête (ou devrais-je dire de cœur), elle s'enfuit avec un berger... 
Ne voyant plus sa femme, le boulanger décide de tout arrêté jusqu'à son retour, s'ensuit une recherche intensive de tout les villageois, comprenant bien vite que leur pain ne leur sera rendu qu'au retour de la fuyarde...

Ce boulanger est si attendrissant, aveugle et amoureux, que la tromperie de sa femme ne lui effleure même pas l'esprit, bien que beaucoup lui donnent de solides preuves de son infidélité. J'ai aimé sa patience, cet amour puissant, qui le pousse au déni. 
Et puis il y a cette réplique que tous attend, moi en l'occurrence. Celle du retour de pomponnette. La chatte à elle aussi décidé d'abandonner son compagnon pour un autre, et la voilà de retour. Le boulanger, profite de cette soudaine arrivée, pour dire ce qu'il a sur le cœur. Son texte nous laisse à penser que ce mari cocu n'est pas si crédule, et qu'il s'est comment faire comprendre à sa femme son point de vue sur sa fugue. 

J'ai beaucoup aimé cette lecture, bien que ma préférence aille pour l'adaptation de Marcel Pagnol.




Ma note : 16/20

jeudi 15 février 2018

Harry Potter et l'enfant maudit



Auteurs : J.K. Rowling, Jack Thorne et John Tiffany
Edition : Folio Junior
Genres : Théâtre ; Fantasy
434 pages
Prix : 8.90
Synopsis :
Etre Harry Potter n'a jamais été facile et ne l'est pas davantage depuis qu'il est un employé surmené du ministère de la Magie, marié et père de trois enfants. Tandis que Harry se débat avec un passé qui refuse de le laisser en paix, son plus jeune fils, Albus Severus, doit lutter avec le poids d'un héritage familial dont il n'a jamais voulu. Le destin vient fusionner passé et présent. Père et fils se retrouvent face à une dure vérité : parfois, les ténèbres surviennent des endroits les plus inattendus.



Mon avis :

Enfin je l'ai lu ! 
Si vous ne le savez pas encore, je suis une grande fane d'Harry Potter, comme beaucoup d'entre nous, et la fin du tome 7, m'avait pas mal déçue et surtout frustrée.
On en disait pas assez, j'en voulais plus, et j'aurais aimé en savoir d'avantage sur le futur d'Harry et ses amis. 
Du coup, lorsque j'ai entendu parlé de cette "suite", deux sentiments ont émergés. La première, j'étais ravis ! Enfin nous allions en savoir plus ! Enfin nous pourrions découvrir l'avenir de ses personnages qui m'ont tant plus ! Et la deuxième, aïe... une pièce de théâtre....

L'appréhension de ne pas aimer ce livre m'a faite reculer, et alors que j'aurais du être l'une des premières à acheter ce nouveau roman, j'ai fait la sourde oreille, et j'ai attendu encore, et encore... 
Les critiques étaient mitigées, mais la pièce, jouée en Angleterre remportait un vive succès... alors, j'ai encore attendu... encore et encore...
Et puis je me suis spoiler.

Oui je n'ai pas résiter, j'ai voulu savoir de quoi parlait cette histoire... j'ai joué ma curieuse et...j'ai adoré ce que l'on m'a raconté...
du coup, je l'ai acheté...

... et dévoré.

Car, contrairement à beaucoup, j'ai aimé que cette histoire soit une pièce de théâtre. Rien ne m'a dérangé dans ma lecture, je me suis laissée embarquer dans les aventures d'Albus, et j'ai adoré ce personnage, ainsi que celui de Scorpus. 
J'ai aimé que cet enfant ne soit pas comme son père, et les conflits entre Harry et lui, apportent au livre un côté écorché qui ne m'a pas déplus.
Bien sûr, je connaissais l'histoire, mais j'ai vraiment aimé la découvrir avec les mots de ses auteurs. J'ai imaginé chaque scène avec précision, et engouement. 

J'ai vraiment aimé la trame, c'est une idée excellent, qui a nourrit ma passion pour cet univers.
Et puis j'ai adoré retrouver Harry, Ginny, Hermione et Ron un peu plus vieux et un peu plus adulte. J'ai apprécié Harry et ses faiblesses, son incapacité à comprendre son fils l'ont rendu touchant à mes yeux, et bien que nous l'ayons vu grandir, assister à ces échecs en tant que père, m'a aidé à appréhender ce personnage qui m'est si familier.

Je n'ai qu'un seul regret, que la pièce ne soit pas adapté (pour le moment) en France, j'aurais vraiment pris plaisir à aller la voir...

Ma note : 17/20 

samedi 5 mars 2016

Les chaises suivi de L'impromptu de l'Alma

Auteur : Eugène Ionesco
Edition : Folio
Genre : Théâtre
Prix :
178 pages 
Synopsis :
Le vieux : il y avait un sentier qui conduisait à une petite place ; au milieu, une église de village... où était ce village ? Tu te rappelles ? La vieille : Non, mon chou, je ne sais plus. Le vieux : Comment y arrivait-on ? Où est la route ? Ce lieu s'appelait, je crois, Paris... La vieille : Ça n'a jamais existé, Paris, mon petit. Le vieux : cette ville a existé puisqu'elle s'est effondrée... C'était la ville de lumière puisqu'elle s'est éteinte, éteinte, depuis quatre cent mille ans... Il n'en reste plus rien aujourd'hui sauf une chanson....
... Les chaises où douleurs et poésie mises à nu demeurent sans cesse offertes au rire du spectateur Geneviève Serreau, Histoire du nouveau théâtre . 

dimanche 8 juin 2014

Hamel - Othello - Macbeth

De William Shakespeare :

Quatrième de couverture:

Hamlet - Othello et Macbeth (textes intégrals)

Mon avis :

J'ai longtemps eu l'envie de lire Hamlet. Les répliques cultes de cette célèbre pièce ont été de nombreuses fois détournées ou servant à l'oeuvre d'un autre. J'ai en mémoire, un film de Mel Brooks (to be or not to be) où l'acteur s'échine à jouer son Hamlet, alors qu'il n'est pas un homme de théâtre mais plus de comédie délurée. 
Cette scène m'a toujours donné l'envie de lire l'oeuvre originale, mais par manque de temps ou d'occasion, dirons-nous, j'en avais fait l'impasse.

Fouillant les étagères de ma librairie préférée, je me suis arrêtée sur les œuvres de Shakespeare. Ayant pour préférence Songe d'une nuit d'été ou Beaucoup de bruit pour rien, j'avais toutefois dans l'idée de trouver une pièce qui servirait à ma curiosité.
Hamlet était donc une évidence, et les deux autres titres m'étaient tout autant inconnu. Bien sur je connaissais de nom Othello et Macbeth, mais mes lacunes littéraires étaient, elles, quasi nulle. 

Je faisais donc une pierre deux coups (voir trois), et c'est avec une certaine impatience, que je me plongeais dans les récits dramatiques de ses trois "héros".

Hamlet fut pour le coup, un coup de cœur. J'ai adoré l'aisance de l'auteur, la fluidité de son texte, les mots choisi, et même l'intrigue qui pourrait devenir perturbante et déroutante. 
Le personnage d'Hamlet est assez déstabilisant. Jouant un homme dévaster par la perte de son père, et pris de trouble du comportement violent, rôle inventer de toute pièce après avoir croiser le spectre de son père. Hamlet fait croire à son entourage qu'il a perdu l'esprit pour mieux compromettre son oncle, assassin de son propre frère. Il flirt alors, avec la folie, prétendant qu'il n'en est rien à ses plus fidèles allier, et pourtant... le meurtre du ministre nous laisse penser que sa plan c'est retourner contre lui. Et qu'il est dépassé par son rôle...

J'ai vraiment aimé la complexité de ce personnage. J'ai, vers la fin, éprouvé un certain doute, face à sa crédibilité ainsi que le but final de tout ce complot. 
Bien sur les punis sont révélés, et les fautes sont pardonnées. Une pièce de cette époque à (la plus part du temps) un brin d'enseignement et de justesse au final...
Toutefois, l'auteur ne ménage pas ses personnages. Les femmes meurent ou deviennent folles, les meurtriers sont assassinés à leur tours, et le héro... Bref... Je garderais le secret du final, vous n'avez qu'à le lire.

Une chose est certaine cependant : Enfin ! J'ai lu HAMLET ! (pas peu fière de moi sur ce coup là...)
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Othello est une véritable surprise. Alors que pour la précédente pièce, j'avais une vague idée de l'intrigue, là je naviguais en haut trouble. 
Il s'agit encore une fois de complot, de duperie, et de vengeance qui tourne mal.
J'ai particulièrement apprécié cette histoire et les fourberies de Iago, qui, se croyant cocufié par Othello, est emprunt d'une aine meurtrière envers celui-ci. 
Les scènes défilent et nous dévoilent les étapes machiavéliques, servant à ruiner la vie d'Othello, par le biais de son entourage. 

J'ai adoré la finesse de l'esprit dérangé de Iago, bien plus que la crédulité du personnage "principal". 

Un point m'a toutefois agacé... celui de Désdémone...
Là encore, l'auteur dépeint le caractère féminin comme une âme frivole et peu confiante. Le doute, immiscer dans l'esprit d'Othello sur la fidélité de sa femme, n'est pas remis en question une seule fois. Lui qui, dans le première Acte, offre son amour et sa confiance à celle-ci, lui retire dès le premier soupçon. 
La pauvre femme, est victime de l'aveuglement, la colère et le machisme de cet homme... et c'est là que le bas blesse... (Bien qu'il me faut me rappeler de l'époque où cette pièce fut écrite, et la condition de la gente féminine à cette période...).

C'est une pièce que j'aimerai découvrir au théâtre...

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Macbeth, est, au contraire, une déception.

J'ai eu beaucoup de mal à rentrer dans l'histoire. Les protagonistes ne m'ont pas inspiré plus que ça, et l'intrigue était un peu confuse... 

Alors que Macbeth rentre d'une guerre où il a brillé pour son courage, il croise trois sorcières qui vont lui faire perdre la tête.
L'homme tue son roi pour prendre sa place et la folie lui monte à la tête... (ainsi qu'à sa femme).
Lady Macbeth est d'ailleurs l'élément clef de cette histoire. C'est elle qui sert (ou dessert) le destin de son mari, qui le pousse à devenir un bourreau et un tortionnaire. Maligne, vile, et calculatrice, elle est sans doute le personnage qui m'a le plus attiré dans toute cette pièce. 

Le tout reste assez identique aux deux autres pièces précédentes... Peut-être aurai-je du ne pas les lire à la chaîne. Le mal est fait.

Je confirme, tout de même, mon amour pour les pièces de théâtre ! Il me tarde dans lire d'avantage... 

mercredi 31 juillet 2013

Le Roi se meurt

D’Eugène Ionesco :

Quatrième de couverture :

Marguerite, se dirigeant vers le Roi : Sire, je dois vous mettre au courant.
Marie : Non, taisez-vous.
Marguerite, à Marie : Taisez-vous.
Marie, au Roi : Ce n'est pas vrai ce qu'elle dit.
Le Roi : Au courant de quoi ? Qu'est-ce qui n'est pas vrai ? Marie, pourquoi cet air désolé ? Que vous arrive-t-il ? 
Marguerite, au Roi : Sire, on doit vous annoncer que vous allez mourir.
LE MÉDECIN : Hélas, oui, Majesté.

Mon avis :

Le Roi n’a plus qu’une heure et demie à vivre, et avec lui son royaume va s’éteindre. Un état qui n’est plus, seul cinq de ses sujets non pas encore disparut, et parce qu’il se mure dans son entêtement à vouloir rester en vie, son royaume s’effrite, et perd de sa beauté. Il diminue, s’affaisse et disparait tout comme l’homme qui y règne.

Chacun à leur tour, les deux épouses, le médecin, la femme de chambre et le garde, vont s’engager à le faire réagir. Lui montrer le chemin. Celle de sa fin. Mais quand pour la plupart, l’acceptation de leurs prochaines disparitions ne fait plus aucun doute, pour Marie, la seconde épouse, le déni est encore belle et bien présent. Son insouciance et son influence auprès du roi rendent celui-ci emplit de doute.  Confrontant les dires des autres protagonistes, en les tournants au ridicule… Un peu comme l’avocat du Diable.

J’ai eu le sentiment que la première épouse, Marguerite était l’annonciatrice de la mort elle-même. Sa voix posée ne laisse place à aucun doute. L’acceptation de sa future disparition n’est plus un obstacle pour elle. Elle est le pilier de cette chute, son soutient face à sa destinée. L’ange de la mort…

Il est difficile de donner mon avis sur cette pièce, vu la rapidité de ma lecture, et le peu de contenant. Ce n’est pourtant pas une critique négative, bien au contraire.
Le Roi se meurt,  est assez explicite dans la trame principale. Pas de surprise, ce n’est qu’une longue agonie, décrite par six voix différentes, d’un homme qui ne veut pas mourir.

Dit comme cela, on pourrait penser qu’il s’agit d’un texte bien sombre et insipide. Il est vrai que ce n’est pas un thème très agréable, mais l’auteur joue avec les émotions du Roi, en décortiquant peu à peu les différents degrés d’acceptation de sa future mort.

A travers son refus d’en terminer avec la vie, j’y ai redécouvert mes cours de psychologie sur les phases du deuil (ou de l’acceptation de la mort). Le Déni, la Colère, le Marchandage, la Dépression et enfin l’Acceptation.
De manière détournée, Ionesco nous pousse vers ces différentes étapes, en suivant ce Roi à la dérive…

J’ai passé un très agréable moment, c’est une pièce que j’aimerai pouvoir découvrir par le billet du jeu d’acteur…